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Biographie

Avec les musiciens et chanteurs de l’Air de Rien, les Hurlements d’Léo, la Varda, Anakronic Electro Orkestra, Electrik Geisha…

El Comunero reprend, revisite et fait revivre des chants de lutte et des chants révolutionnaires de la guerre d’Espagne. « Certains ont encore en tête les contes que leur racontaient leurs parents, avec des monstres, des loups, des princes et des magiciens sans âge. Tomas Jimenez n’a pas voulu oublier l’histoire de son « abuelo », combattant de la liberté dans une Espagne brutalisée par les fascistes. Les loups y arboraient les flèches de la phalange, les monstres la croix gammée, les princes le drapeau rouge ou noir, mais pas de magicien sans âge pour que tout ne soit qu’un bien mauvais rêve. Aujourd’hui, Tomas est résolu à continuer à raconter ces histoires à sa façon car il sait que la mémoire est l’ennemie des oppresseurs. Issus des Hurlements d’léo, de la Varda, de L’air de rien, ils ont souhaité reprendre les chants de cette tragédie, d’abord sur CD, puis sur les scènes de France réveillant au passage l’émotion d’un souvenir encore très présent mais aussi un espoir qui semble résonner encore des tombes des disparus. Un spectacle digne comme un poing levé ! »

  • Reno
  • Pierre
  • Max
  • Tomas
  • Laulo
  • Jocelyn

Reno

Reno Eychenne alias «El Profesor»

Contrebasse

Renaud Eychenne est passé par le piano et la guitare avant de découvrir la contrebasse et de s'y investir complètement, travaillant beaucoup seul et avec professeurs avant d'intégrer une école de jazz... Bourreau de travail, il joua dans d’innombrables formations en tant que titulaire (José Sanchez Quartet, Bankal Crew, De qui de quoi, etc.), mais aussi en qualité de remplaçant pour des groupes de jazz, de swing, de chansons... et pour un certain projet El Comunero ! Et c'est d'ailleurs au cours d'un de leurs concerts qu'il fit la rencontre de Laurent et Jocelyn des Hurlements d'Léo qui l'embauchèrent par la suite, un peu avant l'enregistrement de « Bordel de luxe ». Outre El Comunero et les Hurlements d'Léo, Renaud joue dans les Touffes Krétiennes avec lesquels il a tourné dans toute l'Europe... Enfin il est à l'origine de Electric Geisha, groupe de punk-manouche survitaminé ; il y partage la scène avec un membre d'Anakronic Electro Orkestra et Max Richard d'El Comunero.

Pierre

Pierre Bertaud du Chazaud alias «El Perrito Loco»

Clarinette, Clarinette basse

Pierre Bertaud du Chazaud commença la musique à sept ans, la clarinette à neuf et passa entre les mains de très nombreux professeurs dans diverses écoles, orchestres junior et autre stages, formations professionnelles, cours particuliers, etc. Son jeu, aà la fois polyvalent et immédiatement reconnaissable lui a permis de travailler dans beaucoup de projets : classique contemporain (« Ima ou la mère dépossédeé »/Buda music), musiques improvisées, et surtout musiques actuelles avec des projets électroniques comme Knobz et Anakronic Electro Orkestra avec lequel Pierre accompagne depuis février 2012 David Krakauer, célèbre clarinettiste américain, fer de lance du klezmer, qui lui avait appris ce style musical quelques années auparavant ; ainsi que des projets plus acoustiques, L’air de rien et bien évidemment El Comunero, dont il est un membre des premiers instants. Enfin Pierre est compositeur et arrangeur, il a notamment réalisé la musique de plusieurs court-métrages d'animation dont « Plato » (en collaboration avec deux camarades) qui a gagné le prix du meilleur court-métrage à de nombreux festivals tels que Annecy, Berlin, Tokyo, Séoul, Lisbonne, etc. et « Glong! » avec lequel il a remporté le prix de la meilleure musique au Festival International de Vérone.

Max

Max Richard alias «El Andaluz»

Percussions

De formation jazz, Max Richard n'a de cesse d'accroître sa palette sonore à travers diverses rencontres, voyages et découvertes musicales. Sa curiosité pour les musiques traditionnelles l'a mené de Cuba en Andalousie. Son goût pour l'éclectisme se reflète tant dans ses influences (Zorn, Morricone, The Doors, Paco de Lucia, Noir Désir, Zappa) que dans ses groupes allant du flamenco au punk manouche en passant par le jazz ou le latino. Depuis ses premières scènes à 22 ans avec José Sanchez guitariste de flamenco en 2005 (premières parties de Bernard Lavilliers, Tchavolo Schmitt, Lo'Jo), il a participé à des projets extrêmement variés : du flamenco d'Azulenca et Samuel Geffroy Trio, jusqu'à la salsa de Cap Latino en passant par les inclassables Neuroflex et Electric Geisha (en compagnie de Renaud des Hurlements d'Léo et El Comunero).

Tomas

Tomas Jimenez alias «El Comunero»

Guitare, Percussions, Chant

Musicien autodidacte, fils et petit-fils de militants, éducateur de formation... Tomas Jimenez a toujours maintenu un lien très étroit entre musique et lutte sociale... En 2002, il creé le groupe de chanson française L’air de rien (deux albums, participation à de nombreuses compilations...) et enrichit son expérience grâce à des collaborations comme les chansons « un million d’enfants » et « la route du rom » qu’il chante en duo avec Fredo Burguière chanteur des Ogres de Barback en 2005, ou l’adaptation de la pièce « Le tableau des merveilles » de Prévert avec la troupe Rêves de théâtre. En 2006 autour d’un hommage à son grand-père résistant et républicain espagnol, il enregistre un album de chants traditionnels de la guerre d’Espagne, El Comunero, auquel participent des musiciens de Noir désir, des Hurlements d’Léo, 100% collègues, la Varda... Sur scène, il s’entoure de musiciens expérimentés mais aussi d’historiens, de dessinateurs et propose un projet d’envergure réunissant expositions, poésie, débats, projections de films, musique...Les concerts s’enchainent et ce projet l’amène à intervenir aujourd’hui encore, aussi bien dans des lieux aussi variés que des salles de concert, des festivals, des écoles, collèges et lycées ou en milieu carcéral. Actuellement, il travaille à la mise en musique du long métrage d’animation « République » de Marc Ménager sur la guerre d’Espagne...

Laulo

Laulo Kebous alias «El Invencible»

Guitare, Chant

Laurent Bousquet est un rockeur dans l'âme et dans ses gènes, et un autodidacte accompli. En 1997, il monte le groupe Les Hurlements d'Léo avec lequel il fera cinq albums, et trois de plus en collaboration avec d'autres groupes ( les Ogres de Barback, 17 Hippies, L'enfance rouge), et des concerts, beaucoup de concerts, en France, Europe, Australie, Japon, Russie, Afrique... vingt-six pays au total à travers le monde !!! Puis l'envie de chanter des chansons en duo piano-voix se fait pressante et il crée le projet Kebous, et fait une tournée d'une quarantaine de dates dans la foulée... Le premier album arrivera en 2007, avec l'apport de trois nouveaux musiciens : guitare, basse et batterie, il s'appellera « Lupanar ». En 2010 il récidivera avec les « Noces Blanches » en intégrant un violon et des machines à son univers sonore. Il est bien sûr l'un des piliers d'El Comunero, mettant toute sa ferveur dans ce spectacle avec lequel il a tourné à travers la France.

Jocelyn

Jocelyn Gallardo alias «El Rojo»

Accordéon, Ukulélé, Trombone...

Jocelyn Gallardo commença l'accordéon dès l'enfance, fit le cursus complet du conservatoire de Bordeaux avant d'engager des études de musicologie à la faculté... Mais assez rapidement, avec la sortie du « Café des jours heureux » des Hurlements d'Léo, les études sont définitivement mises de côté et les tournées s'enchaînent : France et étranger à un rythme effréné. Puis vint le deuxième album « La belle affaire »... et un an après « Un air deux familles » en compagnie des Ogres de Barback, avec la fameuse et mythique tournée en chapiteau. Les albums et autres live continuèrent de se suivre jusqu'à « Bordel de luxe », le dernier en date, en 2011. Entre temps, Jocelyn participa à plusieurs albums de ses amis : Les Ogres de Barback bien sûr, mais aussi Les Croquants, Les Castafiores, Les grosses papilles, etc. Il participe également aux Touffes Krétiennes, y joue du trombone et de la batterie et a fait quantité de concerts avec eux en France, en République Tchèque, en Hongrie, en Espagne, en Allemagne, etc. Par ailleurs, il anime des soirées très particulières puisqu'il connait un nombre ahurissant de chansons... avec son Karaoké Live Show, il a écumé et écume encore les bars, buvettes et autres débits de boisson grâce à son accordéon, son cahier de paroles massif et son public de chanteurs en herbe ! Enfin Jocelyn est membre d'El Comunero depuis 2008 et a été de toutes les aventures avec le groupe.

Discographie

Contact

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Répertoire

EN EL BARRANCO DEL LOBO


L´histoire

Le 9 juillet 1909 des Rifains attaquèrent un groupe d´ouvriers espagnols qui construisaient un pont à 3km de Melilla. Les militaires espagnols entreprirent des représailles. Le gouvernement présidé par Maura décida d´appeler en renfort les réservistes de 1903 et 1904 dont la plupart étaient mariés ou pères de familles. Il les convoqua au port de Barcelone mais la mobilisation des réservistes les plus pauvres, qui ne pouvaient pas payer pour éviter leur enrôlement, provoqua une insurrection sociale à Barcelone et dans les localités catalanes environnantes. Ces événements furent à l´origine d´une semaine sanglante de répression par l´armée espagnole, « la Semana tràgica »... Dans le même temps, le 27 juillet, l´armée espagnole connut la débâcle prés de Melilla sur une montagne environnante, et tomba dans une embuscade « dans le ravin du loup » (en el barranco del lobo). Cette défaite fût longtemps considérée comme la plus sanglante de l´armée espagnole... La chanson parle d´une « pauvre petite mère » en pleurs voyant ses fils partir pour la guerre, d´une femme qui décide de ne plus se laver, de ne plus se peigner, jusqu´à ce que son fiancé revienne de Melilla où « les Espagnols meurent comme des moutons... »


Le texte

En el Barranco del Lobo
hay una fuente que mana
sangre de los españoles
que murieron por la patria.

Pobrecita madre,
cuánto llorará,
al ver que tus hijos
en la guerra van

Ni se lava ni se peina
ni se pone la mantilla,
hasta que venga su novio
de la guerra de Melilla.

Pobrecita madre,
cuánto llorará,
al ver que tus hijos
en la guerra van

Melilla ya no es Melilla,
Melilla es un matadero
donde se matan los españoles
como si fueran corderos

Pobrecita madre,
cuánto llorará,
al ver que tus hijos
en la guerra van




Dans le ravin du loup

Dans le ravin du loup
Il y a une source d´où jaillit
Le sang des espagnols
Morts pour la patrie

Refrain :
Pauvre petite mère
Tant de larmes versées
En voyant tes enfants
A la guerre s´en aller

Elle ne se lave ni ne se coiffe non plus
Ni ne porte la mantilla
Jusqu´au retour de son fiancé
De la guerre de Melilla

Refrain
Melilla n´est plus Melilla
Melilla est une boucherie
Où l´on égorge les espagnols
Comme moutons à l´abattoir



Traduction : Dominique Fernandez

EL QUINTO REGIMIENTO


L´histoire

« El Quinto Regimiento » (le 5ème régiment) est le nom que le Parti Communiste espagnol donna à son instrument de lutte destiné à combattre le fascisme. Le premier couplet raconte sa fondation le 18 juillet 1936 (ou le 19 selon d´autres versions) dans le jardin d´un couvent, lors d´une réunion mémorable à laquelle assistèrent les commandants Carlos, Castro, Barbado, Heredia et plusieurs membres du Parti Communiste comme Dolores Ibarruri Gomez (la « Pasionaria »), José Díaz y Francisco Antón. Le cinquième régiment est mythique et plusieurs hauts faits d´armes lui sont attribués sur les fronts de Madrid, d´Extramadure, d´Aragon et d´Andalousie Le cinquième régiment militait également activement dans les domaines de l´alphabétisation et l´accès à la culture pour tous.


Le texte

El dieciocho de julio
en el patio de un convento
el partido comunista
fundó el Quinto Regimiento.

Venga jaleo, jaleo
suena la ametralladora
y Franco se va a paseo,
y Franco se va a paseo.

Con Líster, el Campesino,
con Galán y con Modesto
con el comandante Carlos
no hay miliciano, con miedo.

Venga jaleo, jaleo
Suena la ametralladora
y Franco se va a paseo,
y Franco se va a paseo.

Con los cuatro batallones
que Madrid están defendiendo
se va lo mejor de España
la flor más roja del pueblo.

Venga jaleo, jaleo
suena la ametralladora
y Franco se va a paseo,
y Franco se va a paseo.

Con el quinto, quinto, quinto,
con el Quinto Regimiento
madre yo me voy al frente
en la línea de fuego.

Venga jaleo, jaleo
suena la ametralladora
y Franco se va a paseo,
y Franco se va a paseo.




Le cinquième régiment

C´est le 18 juillet
Dans le cloître d´un couvent
Que le parti communiste
Fonde le Vème régiment

Refrain : On ouvre le bal
Que chante la mitrailleuse
Et Franco fuit sous les balles

Avec Lister, el campesino
Avec Galàn, avec Modesto
Avec le commandant Carlos
Le milicien jamais ne tremble

Refrain
Avec les quatre bataillons
Qui défendent Madrid
Combat le meilleur de l´Espagne
La fleur la plus rouge du peuple
Refrain
C´est avec le Vème, le Vème
C´est avec le Vème régiment
Mère que je pars au front
Sur la première ligne de feu



Traduction : Dominique Fernandez

QUE LA TORTILLA SE VUELVÀ


L’histoire

« Que la tortilla se vuelvá », littéralement que « l’omelette se retourne ». Il s’agit bien évidemment d’une image pour parler de révolution, que les choses changent radicalement… Il n’y a pas là besoin d’explication supplémentaire tant les dernières strophes de la chanson résument bien le message :
« que la tortilla se vuelvá que los pobres coman pan y los ricos mierda mierda »



Le texte

La hierba de los caminos
la pisan los caminantes
y a la mujer del obrero
la pisan cuatro tunantes
de esos que tienen dinero.

Qué culpa tiene el tomate
que está tranquilo en la mata
y viene un hijo de puta
y lo mete en una lata
y lo manda pa’ Caracas.

Los señores de la mina
han comprado una romana
para pesar el dinero
que todita la semana
le roban al pobre obrero.

Cuándo querrá Dios del cielo
que la tortilla se vuelva
que los pobres coman pan
y los ricos mierda, mierda.




Que l’omelette se retourne

L’herbe des chemins
Est foulée par les marcheurs ) bis
Et la femme de l’ouvrier
Est abusée par quatre tunantes*
De ceux qui ont du fric ) bis

Est-ce la faute de la tomate
Bien peinarde sur son pied ) bis
Si un fils de pute arrive
La fourre dans une caisse
Et l’expédie à Caracas) bis

Les proprios de la mine
Ont acheté une balance ) bis
Pour bien peser l’argent
Que semaine après semaine
Ils volent au pauvre ouvrier) bis

Quand donc voudra le dieu du ciel
Que le destin s’inverse) bis
Que le destin s’inverse
Que les pauvres mangent du pain
Et que les riches bouffent de la merde, la merde) ad lib




*los tunantes : il s’agit d’étudiants appartenant à une tuna. Une tuna, c’est une espèce d’aubade musicale.

Traduction : Dominique Fernandez

SANTA BARBARA


L’histoire

Cette chanson est également connue sous le titre « en el pozo maria luisa » avec des couplets différents… Elle évoque les représailles sanglantes qu’infligea l’armée espagnole, commandée alors par Franco, pour réprimer un mouvement de grève d’ampleur et des révoltes de mineurs dans les Asturies en 1934. Suite au soulèvement de quinze à trente mille ouvriers armés, les révolutionnaires prirent le contrôle d’une grande partie de la région, y instaurèrent une commune, y remplacèrent l’argent et y créèrent des comités révolutionnaires. L’envoi de troupes et le bombardement des zones minières mirent fin à la révolte, faisant plus de mille morts en deux semaines Des milliers d’ouvriers furent licenciés et plusieurs milliers furent emprisonnés. Vingt personnes furent condamnées à mort. Ce soulèvement fut un désastre mais pour les militants, il avait un parfum enivrant de révolution. Ici il est question de mineurs qui sont en train de mourir peut-être ensevelis dans leur mine, suite à une explosion, et qui dans un dernier souffle jurent et insultent les « contremaîtres, les actionnaires et les briseurs de grèves… »



Le texte

Santa barbara
Santa Bárbara bendita,
patrona de los mineros.
Mira, mira Maruxiña,
mira como vengo yo.

Tengo la camisa roja
del sangre de un compañero.
Mira, mira Maruxiña,
mira como vengo yo.

Traigo la cabeza rota
que me la rompió un barreno.
Mira, mira Maruxiña,
mira como vengo yo

me cago en los capataces
acsiunistas y esquiroles
mira mira maruxiña
mira como vengo yo




Santa Barbara

Sainte barbara bénie ) bis
Patronne des mineurs
Vois vois maruxiña *
Vois comme je viens

Ma chemise est rouge ) bis
Du sang d’un camarade
Vois vois maruxiña
Vois comme je viens

J’ai le crâne brisé ) bis
D’un cou de barre à mine
Vois vois maruxiña
Vois comme je viens ) bis

J’emmerde les contremaîtres ) bis
Les actionnaires et les jaunes
Vois vois maruxiña
Vois comme je viens ) bis




*una maruxiña, c’est une petite poupée typique des Asturies, ici à l’effigie de sainte barbe, la patronne des mineurs…

Traduction : Dominique Fernandez

A LAS BARRICADAS


L’histoire

Ce chant est l’un des plus connus de l’album. C’est aussi un des chants les plus populaires des ouvriers de Pologne et d’Union Soviétique, et de l’Allemagne anti fasciste. Elle est aussi connue en France sous le titre de « la Varsovienne". Waclaw Swiecicki, un poète polonais la composa en prison en 1884 pour protester contre l’occupation russe. Il existe plusieurs versions du texte en espagnol même si peu de phrases changent. Ici, c’est un appel aux barricades et un hymne à la gloire de la liberté et de la Confederacion National del Trabajo (CNT). Ce syndicat anarchiste fût des plus actifs avant et pendant la guerre, aussi bien dans la vie économique, politique, culturelle qu’au combat.

La figure la plus emblématique de la Cnt durant la guerre d’Espagne est Buenaventura Durruti, meneur de La colonne Durruti, célèbre colonne de combattants anarchistes qui joua un rôle crucial notament à Madrid On pourrait aussi parler de Federica Montseny, ministre de la Santé sous la IIe République espagnole et par conséquent première femme ministre d’Europe qui entre autre légalisa l’avortement. Trois autres cnt’istes Juan García Oliver (ministre de la Justice), Juan Lépez Sànchez (ministre du commerce) et Juan Peiré (ministre de l’Industrie)partcipèrent, non sans faire débat dans leur rangs au gouvernement

Le médecin Isaac Puente auteur de "el comunismo libertario" fait également partie des grandes figures de syndicat. Il fut fut un important théoricien anarchiste.



Le texte

Negras tormentas agitan los aires,
nubes oscuras nos impiden ver ;
aunque nos espere el dolor y la muerte,
contra el enemigo nos manda el deber.

El bien más preciado es la libertad,
hay que defenderla con fe y valor.
Alta la bandera revolucionaria
que del triunfo sin cesar nos lleva en pos.
Alta la bandera revolucionaria
que del triunfo sin cesar nos lleva en pos.

En pie pueblo obrero, ¡a la batalla !
hay que derrocar a la reacción.
¡A las barricadas, a las barricadas,
por el triunfo de la Confederación !
¡A las barricadas, a las barricadas,
por el triunfo de la Confederación !




Aux barricades

L’air est agité de noires bourrasques
De lourds nuages nous brouillent la vue
Bien que nous attendent la douleur et la mort
Contre l’ennemi le devoir nous appelle

Notre bien le plus cher c’est la liberté
Il faut la défendre avec courage et foi
Brandis le drapeau révolutionnaire
Qui sans faillir nous porte vers la victoire ) bis

Debout peule ouvrier, à la bataille
Mettons à bas la réaction
Aux barricades, aux barricades
Pour le triomphe de la confédération




Traduction : Dominique Fernandez

EN LA PLAZA DE MI PUEBLO


L’histoire

Ce texte fait allusion à la réforme agraire en posant la question : « est-il normal que celui qui travaille la terre de ses mains, l’irrigue de sa sueur, ne soit pas celui qui profite des fruits de son labeur ?? » Cette question était cruciale à l’époque où beaucoup de « jornaleros » (journaliers) sans terre devait travailler pour un salaire misérable et très durement, traités parfois comme des esclaves, pour un riche propriétaire, ici appelé « amo » (maître) tant son pouvoir était grand. Les anarchistes organisèrent une première campagne de réforme agraire dés 1936 en répartissant les terres et en organisant des collectivités agricoles autogérées où l’adhésion n’était pas obligatoire. Cette réforme ainsi que toutes les réformes industrielles d’inspiration auto gestionnaire, les collectivisations des usines, des écoles, des milices dans les régions qu’ils contrôlaient étaient freinées certains communistes, plus attentifs aux ordres de Moscou qu’à la révolution sociale.



Le texte

En la plaza de mi pueblo
dijo el jornalero al amo
"Nuestros hijos nacerán
con el puño levantado".

Esta tierra que no es mía
esta tierra que es del amo
la riego con mi sudor
la trabajo con mis manos.

Pero dime, compañero,
si estas tierras son del amo
¿Por qué nunca lo hemos visto
trabajando en el arado ?

Con mi arado abro los surcos
con mi arado escribo yo
páginas sobre la tierra
la miseria y el sudor.




Sur la place de mon village

Sur la place de mon village
Le journalier dit au maître ) bis
Nos enfants demain vont naître
Avec le poing levé ) bis

Cette terre qu n’est pas la mienne
Cette terre qui est au maître ) bis
Je l’irrigue de ma sueur
Je la travaille de mes mains ) bis

Mais dis moi donc camarade
Si ces terres sont au maître ) bis
Pourquoi jamais ne l’a t’on vu
Travailler sur sa charrue ) bis

Avec mon soc, moi j’ouvre les sillons
Avec mon soc, moi seul écris ) bis
Des pages sur cette terre
De misère et de sueur ) bis




Traduction : Dominique Fernandez

A GALOPAR


L’histoire

Ce texte est en fait un poème de Rafael Albertí, poète militant, engagé dans le camp républicain, qui prît une part ardente aux activités de l’Alliance des intellectuels anti fascistes lors de la guerre civile. Il est mis en musique par Paco Ibañez. compositeur qu’on ne présente plus, chanteur engagé et libertaire, fils d’un sympathisant anarchiste espagnol.



Le texte

Las tierras, las tierras, las tierras de España,
las grandes, las solas, desiertas llanuras.
Galopa, caballo cuatralbo,
jinete del pueblo,
al sol y a la luna.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !

A corazón suenan, resuenan, resuenan
las tierras de España, en las herraduras.
Galopa, jinete del pueblo,
caballo cuatralbo,
caballo de espuma.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !

Nadie, nadie, nadie, que enfrente no hay nadie ;
que es nadie la muerte si va en tu montura.
Galopa, caballo cuatralbo,
jinete del pueblo,
que la tierra es tuya.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !




Au grand galop

Les terres, les terres, les terres d’Espagne
Les grandes, immenses, désertes étendues
Galope cheval balzan
Cavalier du peuple
Sous le soleil et la lune

Refrain : au galop, au grand galop
Jusqu’à les ensevelir dans la mer

Tel un cœur qui cogne, sonnent et résonnent
Les terres d’Espagne sous tes quatre fers
Galope cavalier du peuple
O cheval balzan
O cheval d’écume

Refrain

Personne, personne, en face personne
La mort n’est personne chevauchant avec toi
Galope, cheval balzan
Cavalier du peuple
Car la terre est tienne




Traduction : Dominique Fernandez

EL HIMNO GUERILLERO


L’histoire

Comme son titre l’indique, ce chant est un hymne « a los bravos guérilleros que en la lucha caeran » (aux braves guérilleros qui tomberont dans la lutte). Cette musique est au départ un chant de l’armée rouge et fut chantée dans plusieurs langues, notamment en français, sous le titre « le chant des partisans », où il est question de la révolution russe. Les paroles furent écrites pas les réfugiés espagnols en France qui participèrent activement à la Résistance au sein de la Agrupacion de Guerrilleros Espanoles avec la perspective d’un rétablissement de la démocratie en Espagne. En octobre 1944, une opération fut d’ailleurs tentée dans le Val d’Aran, mais elle échoua. Cependant des maquis de guérilleros ont existé dans plusieurs régions en Espagne jusqu’au début des années 50 !! L’Amicale des Anciens Guérilleros espagnols en France (FFI) (merci à Charles Farreny fils d’ancien guérillero) organise chaque année un hommage au Monument National qui se trouve à Prayols près de Foix. Avec les vétérans "el Himno Guerrillero" est alors entonné.

Comme souvent, il existe plusieurs versions espagnoles du texte, dont une intitulée « el himno del guérillero » où les paroles des couplets ne sont pas du tout les mêmes ;



Le texte

Las tierras, las tierras, las tierras de España,
las grandes, las solas, desiertas llanuras.
Galopa, caballo cuatralbo,
jinete del pueblo,
al sol y a la luna.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !

A corazón suenan, resuenan, resuenan
las tierras de España, en las herraduras.
Galopa, jinete del pueblo,
caballo cuatralbo,
caballo de espuma.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !

Nadie, nadie, nadie, que enfrente no hay nadie ;
que es nadie la muerte si va en tu montura.
Galopa, caballo cuatralbo,
jinete del pueblo,
que la tierra es tuya.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !




Au grand galop

Les terres, les terres, les terres d’Espagne
Les grandes, immenses, désertes étendues
Galope cheval balzan
Cavalier du peuple
Sous le soleil et la lune

Refrain : au galop, au grand galop
Jusqu’à les ensevelir dans la mer

Tel un cœur qui cogne, sonnent et résonnent
Les terres d’Espagne sous tes quatre fers
Galope cavalier du peuple
O cheval balzan
O cheval d’écume

Refrain

Personne, personne, en face personne
La mort n’est personne chevauchant avec toi
Galope, cheval balzan
Cavalier du peuple
Car la terre est tienne




Traduction : Dominique Fernandez

EL COMUNERO


L’histoire

Comme son titre l’indique, ce chant est un hymne « a los bravos guérilleros que en la lucha caeran » (aux braves guérilleros qui tomberont dans la lutte). Cette musique est au départ un chant de l’armée rouge et fut chantée dans plusieurs langues, notamment en français, sous le titre « le chant des partisans », où il est question de la révolution russe. Les paroles furent écrites pas les réfugiés espagnols en France qui participèrent activement à la Résistance au sein de la Agrupacion de Guerrilleros Espanoles avec la perspective d’un rétablissement de la démocratie en Espagne. En octobre 1944, une opération fut d’ailleurs tentée dans le Val d’Aran, mais elle échoua. Cependant des maquis de guérilleros ont existé dans plusieurs régions en Espagne jusqu’au début des années 50 !! L’Amicale des Anciens Guérilleros espagnols en France (FFI) (merci à Charles Farreny fils d’ancien guérillero) organise chaque année un hommage au Monument National qui se trouve à Prayols près de Foix. Avec les vétérans "el Himno Guerrillero" est alors entonné.

Comme souvent, il existe plusieurs versions espagnoles du texte, dont une intitulée « el himno del guérillero » où les paroles des couplets ne sont pas du tout les mêmes ;



Le texte

Me han cortado las alas
Ils m’ont coupé les ailes
Y siempre sueño en volar
et je ne pense qu’à voler
Me han quitado los sueños
Ils m’ont pris tous mes rêves
Donde te voy a encontrar
Où je vais te rencontrer

Me han quitado los ojos
Ils m’ont oté les yeux
Y hasta siempre te consigo mirar
Mais je ne cesserai jamais de te regarder

Me han cortado las manos
Ils m’ont coupé les mains
Mañana y siempre
Demain et toujours
Te espero tocar
J’espère te toucher

Me han quitado tu nombre
Ils m’ont pris jusqu’à ton nom
Y siempre lo voy a gritar
Mais sans trêve je vais le crier
Me han dejado pesadillas
Ils m’ont laissé des cauchermars
Como si te pudiese olvidar
Comme si je pouvais t’oublier
Me han cortado las alas
Ils m’ont coupé les ailes
Y mis sueños no deján de volar
Mais mes rêve continuent de voler
Mas allá que los murros
Au delà de tous les murs
Nunca jamás te van a encerrar
Jamais au grand jamais ils ne t’enfermeront

Me han cerrado los caminos
Ils m’ont fermé tous les chemins
Y siempre voy a caminar
Mais je ne cesserai jamais de cheminer
Me han quebrado los brazos
Ils m’ont coupé les bras
Y siempre te voy a abrazar
Et je continuerai à t’embrasser
Y si mañana me lo quitan todo
Et si demain ils me prenaient tout
Nunca jamás te quisiera olvidar
Jamais par dessus tout je ne voudrais jamais t’oublier
En las esquinas de los recuerdos
Dans les recoins de ma mémoire
Te encontraré siempre Libertad
Je te retrouverai toujours Ma Liberté




EL TREN BLINDADO


L’histoire

Dans cette chanson, le refrain ressemble étrangement au refrain de « el quinto regimiento » En fait, ce thème est une adaptation d’un chant populaire, "Los Contrabandistas de Ronda", aussi intitulée "Anda, Jaleo". Les chansons populaires étaient sans cesse réadaptées et réactualisées et ce fut particulièrement le cas pendant la guerre, où les plus populaires furent systématiquement « revisités », réécrits à des fins politiques. Il existe souvent un texte anarchiste et un texte communiste d’une même chanson… Dans cette version, il est question d’un train blindé, comme ceux de la révolution russe, qui fait reculer les trois plus sanglants généraux fascistes, franco, mola et queipo de llano.



Le texte

Yo me subí a un pino verde
por ver si Franco llegaba
y sólo vi un tren blindado
lo bien que tiroteaba.

Anda jaleo, jaleo, jaleo,
silba la locomotora
y Franco se va a paseo
y Franco se va a paseo.

Por tierras altas de Burgos
anda Mola sublevado,
ya veremos cómo corre
cuando llegue el tren blindado.

Anda jaleo, jaleo, jaleo,
silba la locomotora
y Mola se va a paseo
y Mola se va a paseo.

Yo me fui en el tren blindado
camino de Andalucía
y vi que Queipo de Llano
al verlo retrocedía.

Anda jaleo, jaleo, jaleo,
silba la locomotora
y Queipo se va a paseo
y Queipo se va a paseo.




Le train blindé

Je suis grimpé en haut d’un jeune pin
Pour voir si franco arrivait
Pour voir si franco arrivait
Et je vis juste un train blindé
Armé jusqu’aux dents
Armé jusqu’aux dents

Refrain :
Allez jaleo, jaleo*
La locomotive siffle
Et franco s’en va au diable


Par les hautes terres de Burgos
L’insurrection de Mola avance
L’insurrection de Mola avance
On verra bien comme il courra
Quand le train blindé arrivera
Quand le train blindé arrivera

Refrain

Je suis parti avec le train blindé
En chemin pour l’Andalousie
En chemin pour l’Andalousie
Et j’ai vu que queipo de llano
S’enfuyait en le voyant
S’enfuyait en le voyant

Refrain>>


*Jaleo, c’est le grabuge. Il s’agit ici d’inciter les miliciens à partir à l’attaque, faire du grabuge, ou à la baston…

Traduction : Thomas Jimenez

CANTO NOCTURNO EN LAS TRINCHERAS


L´histoire

Comme le titre l’indique, cette chanson se passe la nuit dans les tranchées. Cette chanson a été écrite pour un concours de chansons organisées par la république en 1937



Le texte

Al ronco vibrar
del raudo cañón,
se van las milicias
que el pueblo forjó
forjando su fe
con esta canción.

La muerte no importa,
la vida es muy corta ;
si esclavo he de ser,
prefiero caer.

Sangre joven que se vierte
con raudales de pasión,
tu semilla es pura y fuerte,
pan de sangre y de dolor.

El sol ya se fue,
el canto cesó,
centinela, alerta,
vigila avizor
por la libertad
y un mundo mejor,
centinela, alerta,
vigila avizor.

El comunero

« Un groupe qui (ré)interprète, dans les sonorités, les tempos, les rythmes actuels, le répertoire républicain espagnol. Ces chansons de lutte sont le plus souvent calquées sur d'anciennes mélodies populaires, du XIXe et du début du XXe siècle.

"El Comunero" "rockise" ce répertoire emblématique, symbolique, voire mythique, sans le trahir, ni le frelater; il reste fidèle aux fondamentaux, au contenu historique, et les projette dans l'univers et les luttes d'aujourd'hui. Le résultat, tonique, qui féconde et fertilise, fédère, est d'une qualité qui mûrit à chaque concert.

Les musiciens qui accompagnent Thomas , sont des musiciens venus de "L'Air de rien", "Les Hurlements d' Léo", "Anakronik Electro Orkestra", etc. Chacun apporte sa couleur, son cachet, à la clarinette, au violon, à la contrebasse, au "cajón", à l'accordéon... Ces artistes ne sont pas là au seul service du chanteur, mais fusionnent dans une création pêchue, étonnante d'actualité, et en devenir. »

Jean Ortiz